Travailler en Suisse : quelle équivalence avec la maturité pour un bachelier français ?

Les candidats souhaitant aller travailler en Suisse se voient souvent confrontés au problème du diplôme ; si pour les Master I et II il n’y a pas trop de problèmes, il en va totalement différemment du baccalauréat.

Tout d’abord, au risque d’enfoncer une porte ouverte, rappelons que le baccalauréat est, d’après le Petit Larousse, l’examen marquant la fin du second cycle de l’enseignement du second degré et permettant l’accès aux études supérieures.

La maturité, en Suisse, répond à la même définition.

Néanmoins, baccalauréat français et maturité suisse ne sont pas équivalents car le baccalauréat français ne permet pas d’accéder systématiquement aux universités suisses.

Tout d’abord, seuls les bacs généraux S, ES et L sont reconnus, sous conditions : le niveau exigé pour la reconnaissance de votre baccalauréat dépend du canton (voire de la ville) dans lequel vous souhaitez aller.

Si vous avez une mention assez-bien ou supérieure, soit une moyenne générale de 12/20, vous pouvez vous prévaloir de la maturité dans la plupart des cantons de suisse romande. Attention, petite subtilité : le Bac L mention assez-bien est reconnu à Genève, mais dans les autres cantons il doit systématiquement être accompagné de l’option mathématiques.

Si vous n’avez pas de mention mais un bac S ou un bac L option mathématiques, direction Fribourg ou Lausanne où votre bac sera reconnu.

Enfin, les autres bacs ne sont pas reconnus en Suisse.

Source : suissuniverersities.ch

Le CV de Marissa Mayer, CEO de Yahoo!, comporte 19 défauts majeurs. Saurez-vous les trouver ?

Dans un CV, trop de forme trahit généralement un manque de fond.

Lorsque nous avons trouvé ce joli CV attribué à Marissa Mayer, CEO de Yahoo!, nous nous sommes immédiatement demandé si ce CV permettrait à un candidat lambda d’obtenir des entretiens. Nous n’avons pas tenu compte de la renommée du candidat, car il est bien entendu évident que Marissa Mayer, personnage public, peut facilement obtenir un rendez-vous avec n’importe quel dirigeant.

Alors, nous avons soumis ce CV à nos analyseurs, puis nous l’avons parcouru en quelques secondes comme le ferait un recruteur.

Et le résultat est édifiant.

Pas moins de 19 points rédhibitoires ont été identifiés, dont la plupart provoquent un rejet direct du CV lors de l’analyse.

 

CV de Marissa Mayer

CV de Marissa Mayer avec 19 défauts majeurs et éliminatoires

A vous de les découvrir !

Voici quelques indices :

  • Notre analyseur a détecté une phrase de Lady Gaga dans ce CV
  • L’objectif est flou, et par la mise en avant de compétences anciennes est en régression par rapport aux dernières fonctions.
  • Il vaut souvent mieux savoir reconnaître ses échecs – et en expliquer les raisons – plutôt que de nier l’évidence.
  • Il faut à tout prix éviter de s’attribuer les réussites des autres, surtout quand les dates de ces réussites ne correspondent pas…
  • La présentation des dates doit rester cohérente, en particulier quand un parcours professionnel présente certaines périodes sous-représentées !
  • Les ruptures de séquences de dates perturbent les analyseurs automatiques.
  • Un CV n’est pas l’endroit idéal pour faire du prosélytisme…
  • Les détails personnels et familiaux ont peu d’intérêt professionnel.
  • Des résultats bruts, extraits de tout contexte, ne veulent rien dire et sont souvent contre-productifs.

 

Vous trouverez d’autres indices sur LinkedIn.

Vous avez trouvé les 19 défauts ? A présent, ouvrez le CV en cliquant ici, puis promenez votre souris à l’intérieur : un cadre s’affiche ? Cliquez pour analyser l’erreur et découvrir nos conseils d’amélioration.

Morgan & Philippe, CVfirst

 

PS. N’hésitez pas à à indiquer en commentaire d’autres éventuels défauts que notre analyseur n’aurait pas détecté !

 

 

Un CV en anglais, oui, si on ne confond pas langue et pays !

hongkong-expatriation-cvLorsqu’un candidat pense international, sa première réaction est souvent de rédiger ou traduire son CV en anglais.

Ce CV en anglais est supposé s’adapter à toutes les structures ou entreprises anglophones du monde !

Malheureusement, ce fameux CV en anglais n’est en général pas adapté aux us et coutumes du pays visé.

Prenons un exemple.

Un candidat souhaite travailler en Allemagne.

Son CV, qui fonctionne en France, a toutes les chances de ne pas fonctionner en Allemagne, même s’il fait traduire son CV en allemand ou en anglais.

La présentation des missions, des résultats, et tout simplement l’accroche, sont très différents.

Ce n’est pas un problème de traduction, c’est un problème de contenu.

C’est pourquoi il est important de choisir d’abord le marché visé, puis de penser langue.

Faut-il le rappeler ? Le CV universel n’existe pas.

Mobilité géographique : 3, 2, 1… partez-vous ?

Mobilité géographique« Etes-vous mobile ? » La question est tellement classique que vous êtes nombreux à penser que la mobilité géographique est une nécessité et même un critère dans la sélection des profils.

Si votre mobilité en France ou à l’expatriation vous paraît nécessaire au regard du contexte économique ou tout simplement naturelle parce qu’elle s’inscrit dans un projet familial ou dans un projet culturel ou encore dans un désir de « mise au vert », certains recruteurs peuvent s’interroger sur la pérennité de votre projet et sur votre capacité d’adaptation à un changement d’environnement. Autrement dit, le recruteur vous demande si vous êtes prêt(e) au changement et si vous avez préparé votre départ.

La mise au vert de votre famille ou bien le projet de suivre son conjoint/sa conjointe est facilement assimilable dans les critères de sélection. Il en est autrement dans le cas d’un célibataire urbain par exemple qui propose sa candidature à un poste en région ou sur un site éloigné. « Qu’est-ce qui motive son installation dans une ville rurale ou son désir d’expatriation ? » La question est encore plus prégnante quand le niveau du salaire ne peut être la cause première d’une mobilité…

Afin que votre mobilité s’inscrive dans votre projet professionnel et ne paraisse pas être un projet par défaut, il est préférable de donner des motivations profondes, quel que soit le projet : prendre la direction d’un site industriel dans un pays en tension avec, à la clé, une stimulante prime de risque, ou prendre un poste basé en région rurale et qui vous a obligé à revoir votre salaire à la baisse.

Milicent

Pour poursuivre la lecture, cet article dans L’Express.

CV et MBA : Les pièges et les bonnes pratiques

Le MBA peut parfois se retourner contre le salarié s'il ne s'insère pas correctement dans sa carrière

Les candidats valeureux qui après un MBA prestigieux n’arrivent pas à valoriser leur diplôme sont légion.

En effet, le MBA peut parfois se retourner contre le salarié s’il ne s’insère pas correctement dans son CV.

Beaucoup, en effet, tombent dans le piège du jeune diplômé en décrivant leur carrière avant le MBA, puis valorisent leur MBA comme une formation qualifiante à part entière.

Ces candidats présentent le MBA comme un élément décisif de leur CV, ce qui les propulse directement dans la case très peu enviée des jeunes diplômés !

C’est bien dommage, car si le MBA est présenté comme une valorisation des acquis, c’est à dire une confirmation de ce que le candidat sait déjà, il est beaucoup plus valorisant et évite ainsi de tuer l’expérience précédant ce sésame réputé absolu par ses promoteurs…

Trouver du travail à l’étranger : les bonnes questions à se poser

Tout d’abord, il conviendra d’identifier précisément le type de contrat recherché.

Si on escompte partir avec un contrat d’expatrié (ce qui est de plus en plus difficile), il conviendra de prospecter directement dans son pays d’origine et d’axer sa recherche sur les entreprises présentes à l’international. L’approche sera ensuite la même que pour un recrutement classique. Cette approche est à réserver aux profils à fort potentiel.

Si on est prêt à accepter un contrat local, l’approche est alors différente et il sera plus efficace de postuler directement auprès d’entreprises des pays cibles.

Les éléments suivants seront à mettre en avant :

  • La connaissance du pays, et une adresse locale, ainsi qu’un numéro de téléphone local
  • La connaissance de l’entreprise, qui est encore plus importante pour une expatriation
  • Une justification précise du souhait de mobilité, ainsi que l’ensemble des informations démontrant son autorisation à travailler sur place (visa, permis de travail…)
  • Une valorisation géographique et culturelle de sa candidature : « d’origine francophone, il me sera facile de (mettre en avant ses points forts) »

Il sera contre-productif de tenter de gommer ses spécificités culturelles : valoriser ses différences est beaucoup plus payant.

 

CV et TOEIC ne font pas toujours bon ménage !

CV et TOEIC ne font pas toujours bon ménage. Parfois, indiquer le TOEIC peut donner l'impression que le niveau d'anglais du candidat est trop théorique.

L’indication du TOEIC dans un CV est un grand classique. Néanmoins, il ne devrait pas constituer une justification du niveau d’anglais professionnel : seule la description de la pratique réelle valorise réellement le candidat.

D’ailleurs, le TOEIC est délivré par la plupart des écoles, ce qui en diminue mécaniquement sa valeur, la grande majorité des jeunes diplômés pouvant s’en prévaloir.

Dans 2 cas précis, indiquer le score au TOEIC est néanmoins recommandé :

– Le candidat n’a eu aucune expérience internationale au cours des derniers mois et son score au TOEIC est supérieur à 800 points.

– Le candidat parle et écrit anglais quotidiennement et son score au TOEIC est supérieur ou égal à 950 points.

Dans tous les autres cas, et en particulier si le candidat justifie d’une pratique quotidienne mais d’un score inférieur à 950 points, il est recommandé de ne pas l’indiquer.

Attention : la durée de validité du TOEIC étant de 2 ans, il est recommandé d’indiquer l’année du TOEIC si celui-ci est indiqué, pour éviter une déconvenue postérieure dans le cadre de certains recrutements exigeant un TOEIC « en cours de validité ».

Traduire son CV : attention, danger !

Lors d’une candidature à l’étranger ou dans une structure internationale, il est nécessaire de réaliser un CV dans la langue du pays visé.

A ce stade, le candidat francophone possédant le plus souvent un CV rédigé en français et répondant aux critères des entreprises françaises, deux possibilités s’ouvrent à lui :

  • Traduire son CV de manière directe, en collant le plus possible au contenu initial
  • Réaliser un nouveau CV obéissant aux règles et bonnes pratiques du pays cible

Comparons les avantages et inconvénients de chaque méthode :

La traduction directe permet de conserver l’unicité du CV et d’éviter de risque de présenter deux versions différentes et divergentes de son parcours. Cette approche sera particulièrement favorable au candidat en cas d’entretiens en plusieurs langues dans une même entreprise, les différents recruteurs, francophones ou non, disposant alors d’informations strictement identiques renforçant la pertinence de la candidature.

La deuxième approche, consistant à réaliser un CV spécifique dans la langue du pays visé, possède d’autres avantages comme celui de positionner le CV du candidat à l’identique des autres et de gommer les spécificités géographiques. L’origine du candidat n’est plus alors un critère essentiel de recrutement.

La recommandation de CVfirst est de réaliser une traduction directe lorsque le recrutement répond à une logique internationale et que l’origine du candidat est un élément de valorisation de la candidature, par exemple dans le cas d’une expatriation au sein d’une filiale étrangère d’une société d’origine francophone et lorsque la mobilité est temporaire, ou plus simplement s’il s’agit uniquement de pouvoir se valoriser auprès d’une hiérarchie internationale même en étant basé dans un pays francophone.

Dans le cas d’une mobilité géographique longue ou définitive, et dans ce cas seulement, il sera préférable de réaliser un CV obéissant aux us et coutumes du pays cible puis, éventuellement, de le traduire en français.

Philippe Melhers