Rédiger un CV professionnel : quand le beau est l’ennemi du bien !

Quand il s’agit de rédiger son CV professionnel et sa lettre de motivation, la tentation est grande, pour de nombreux candidats, de penser d’abord design et de songer aussitôt à créer un CV graphique voire un CV design.

Cette réaction est logique, car nous avons tous en tête des exemples de CV que nous avons trouvés très design et qui semblaient s’approcher du CV parfait au premier coup d’oeil : « Oh, quel beau CV ! »

Néanmoins, il apparaît plus que nécessaire pour le candidat qui veut réussir son CV et se demande comment rédiger son CV de se mettre à la place du recruteur pour se poser une question essentielle : un CV design constitue-t-il un CV efficace ? Et, encore pire, un bon CV s’appuie-t-il sur un modèle de CV ?

La réponse à ces deux questions est évidemment non : réussir son CV, ce n’est pas utiliser un CV type.

Alors, comment rédiger un CV, ou plutôt comment rédiger son CV (et pas celui du voisin) ? Un bon CV, un CV efficace, celui qui permettra de ressortir en bonne place dans les CVthèques, c’est d’abord un CV que le candidat a pris la peine d’écrire, et c’est un CV qui lui ressemble : c’est un CV que le candidat a pris la peine de réaliser, de construire, d’architecturer, de structurer.

Réaliser un CV, ce n’est pas juste faire un CV en remplissant les cases d’un modèle de CV : rien n’est pire, pour un recruteur, qu’un CV contraint par son format… un peu comme un candidat qui se présenterait en entretien dans un costume qui serait trop petit pour lui !

CV de Marissa Mayer

Exemple de CV parfait fondé sur un modèle de CV… Pourtant, ce CV comporte 19 défauts majeurs. Saurez-vous les trouver ?

Travailler en Suisse : quelle équivalence avec la maturité pour un bachelier français ?

Les candidats souhaitant aller travailler en Suisse se voient souvent confrontés au problème du diplôme ; si pour les Master I et II il n’y a pas trop de problèmes, il en va totalement différemment du baccalauréat.

Tout d’abord, au risque d’enfoncer une porte ouverte, rappelons que le baccalauréat est, d’après le Petit Larousse, l’examen marquant la fin du second cycle de l’enseignement du second degré et permettant l’accès aux études supérieures.

La maturité, en Suisse, répond à la même définition.

Néanmoins, baccalauréat français et maturité suisse ne sont pas équivalents car le baccalauréat français ne permet pas d’accéder systématiquement aux universités suisses.

Tout d’abord, seuls les bacs généraux S, ES et L sont reconnus, sous conditions : le niveau exigé pour la reconnaissance de votre baccalauréat dépend du canton (voire de la ville) dans lequel vous souhaitez aller.

Si vous avez une mention assez-bien ou supérieure, soit une moyenne générale de 12/20, vous pouvez vous prévaloir de la maturité dans la plupart des cantons de suisse romande. Attention, petite subtilité : le Bac L mention assez-bien est reconnu à Genève, mais dans les autres cantons il doit systématiquement être accompagné de l’option mathématiques.

Si vous n’avez pas de mention mais un bac S ou un bac L option mathématiques, direction Fribourg ou Lausanne où votre bac sera reconnu.

Enfin, les autres bacs ne sont pas reconnus en Suisse.

Source : suissuniverersities.ch

5 règles d’or à appliquer lorsque vous envoyez une candidature à un cabinet de recrutement

Dans un cabinet de recrutement, des gens travaillent. Pourtant, bizarrement, certains candidats semblent penser qu’un cabinet de recrutement est une simple boîte à lettres dénuée de tout intérêt. Mais non, tout n’est pas automatisé et derrière le recruteur, il y … Continuer la lecture

Cadre expérimenté : 5 qualités à mettre en avant face aux Millénials

L’arrivée des « Millennials » dans l’entreprise entraîne une fracture générationnelle dans laquelle les cadres expérimentés ont plus d’une carte à jouer.

Alors, quelles qualités mettre en avant en entretien face aux Millénials ?

Tout d’abord, autant oublier l’adaptabilité, la connaissance des nouvelles technologies ou vos capacités multitâche : les Millénials excellent dans ces domaines !

Vous pouvez privilégier plutôt :

  • Votre connaissance du secteur. Avec 10 ans d’expérience ou plus, vous pouvez vous positionner comme un expert de votre secteur d’activité : vous maîtrisez son évolution, vous disposez d’un carnet d’adresse, voire connaissez les leaders d’opinion.
  • Votre pragmatisme et votre orientation résultat. Vous avez le recul pour savoir comment l’entreprise résiste à un départ ou à la fermeture d’un site, que la santé de l’organisation est prioritaire, même si cela impose de délocaliser et de déménager dans des locaux moins prestigieux.
  • Votre capacité à composer. Vous savez qu’une décision est prise en commun, que les pouvoirs sont partagés et que rien n’est jamais parfait… Vous savez aussi qu’on ne fait pas table rase du passé et que le changement doit se faire dans la continuité.
  • Votre maturité. Vous êtes face à un problème bloquant ? Vous savez rester zen, votre expérience vous permet justement d’analyser la situation et d’apporter des solutions.
  • Votre habileté à communiquer et à résoudre les conflits. Les espaces d’échange virtuels sont très pratiques, mais vous savez très bien qu’organiser un déjeuner est souvent beaucoup plus efficace !

Quelles sont vos qualités et vos défauts ? C’est pourtant simple !

S’il existait une seule question dont les candidats devraient se méfier, il est probable que le sempiternel  » citez-moi vos qualités et vos défauts  » remporterait, haut la main, la palme d’or.

Contrairement à ce que certains pensent, la question n’est ni anodine, ni idiote. Bien au contraire.

Le plus étonnant est qu’aucun livre et à notre connaissance aucun site web ne se soit fendu d’une explication intelligente… oubli que nous réparons aujourd’hui !

La réaction « classique » des candidats

La plupart des candidats trouvent la question stupide, et ils ont raison : elle l’est, stupide, et même tellement qu’elle les déstabilise totalement. Un jour, un candidat m’a répondu : « question idiote, réponse idiote ». Avait-il tord ? Je ne sais pas, ou plutôt, si, je sais, j’avoue : ce n’est pas une question idiote, c’est même la moins idiote de toutes, puisque c’est moi qui la pose.

La preuve : elle dérange tout le monde, de la secrétaire à la pédégère, et fait basculer beaucoup de candidats dans le camp des recalés.

L’erreur capitale ou comment s’auto-éliminer

La plupart des candidats que je reçois, jeunes ou vieux, ont, un jour, lu un guide de l’entretien d’embauche et citent des qualités professionnelles et des défauts personnels, c’est à dire n’ayant pas d’impact professionnel. Cela me fait bien rigoler, mais « je ne sais pas choisir mes vêtements » ou « je suis gourmand », je l’entends plusieurs fois par jour !
Moi aussi je suis gourmande, vous vous en foutez, hein ?

Le défaut pardonné (?) car le candidat « se soigne »

La deuxième catégorie est intéressante aussi, et c’est celle des « je me soigne ». Elle est redoutable car elle regroupe tous les candidats sûrs d’eux, et je ne compte plus les distraits qui « notent tout sur leur cahier », les nuls en maths qui ont « toujours une calculatrice avec eux », ou le désordonné qui se « force à ranger ».

Moi, je ne pardonne pas, je saque, car, comme beaucoup de recruteurs, pour sélectionner, eh ben, il faut bien que je sois vicieuse…

Le (vrai) défaut utilisé qui explique le parcours professionnel

Moi j’ai un gros défaut : je suis nulle en maths…, et c’est bien pour cela que je fais du recrutement, tiens ! Ca vous en bouche un coin ? Et pourtant c’est la vérité, je ne veux pas chercher à me faire pardonner, c’est ainsi, et c’est tout : j’assume, et j’utilise. Incroyable mais vrai, j’ose le dire.

Et j’ai un autre défaut, je veux qu’on me dise la vérité : c’est pour cela que je fais du recrutement, et mon détecteur de sornettes fonctionne en permanence. Alors, arrêtez de vouloir me faire gober n’importe quoi…

Alors, si nous nous rencontrons, ou si vous rencontrez un autre recruteur dans mon genre (attention, nous sommes de plus en plus nombreux !) réfléchissez à ces vrais défauts, ceux qui vous ont façonnés, ce sont les seuls qui auront quelconque intérêt pour le recruteur.

 

Sylvie Korn pratique le recrutement depuis 17 ans dans le secteur audiovisuel

Un recruteur a consulté mon profil LinkedIn !

Quand un recruteur consulte votre profil sur LinkedIn ou votre CV dans une CVthèque, vous êtes en général alerté qu’une personne a consulté votre profil. Si vous disposez d’un abonnement « premium », vous pouvez même savoir précisément qui a consulté votre profil.

Dans tous les cas, vous pouvez tirer de nombreux enseignements des informations collectées.

Première étape, qualifier le contact :

Identifier l’entreprise/le cabinet, la fonction de l’interlocuteur, et éventuellement son nom
repérer d’autres profils de l’entreprise accessibles via votre réseau.

Si possible, vous pouvez bien sûr consulter directement la page de votre contact.

Deuxième étape, étudier l’entreprise :

Cerner les besoins de l’entreprise : offres d’emploi, revue de presse et site institutionnel constituent d’excellentes sources d’information.

Troisième étape, activer votre réseau :

Une fois que vous avez repéré d’autres profils de l’entreprise accessibles via votre réseau, vous pouvez très simplement les contacter en leur donnant les informations sur la personne qui a consulté votre profil et en leur demandant si « par hasard » ils sont à l’origine du contact (précisez bien que cela ne vous dérange pas !)

Autre solution, vous pouvez directement les remercier pour la mise en relation, car même s’ils ne sont pas à l’origine du contact, ils auraient pu l’être…

 

 

Le truc de CVfirst : 
Vous pouvez très facilement « solliciter » des contact qualifiés via LinkedIn : il vous suffit de consulter les profils qui vous intéressent en mode public (cette option se situe dans les paramètres de sécurité). Les utilisateurs actifs seront alors alertés que leur profil a été consulté et regarderont votre profil en retour. Il ne vous reste plus qu’à commencer le processus à la première étape, en qualifiant le contact.

 

MH/CVfirst

Dirigeants et Managers expérimentés : Comment démontrer que vous êtes compatible génération Z (génération C) ?

Une question de management…

La question est loin d’être anodine : manager et surtout motiver la génération Z ne s’improvise pas.

Quelles sont les bases du problème ?

Tout d’abord, l’objectif de la génération Z (« Travailler mieux / Vivre plus ») impose à l’entreprise de nouvelles règles qu’on peut résumer en trois mots : projet, budget, autonomie.

L’objectif du dirigeant est de recruter des gens exceptionnels, de leur donner les moyens d’agir, et d’imposer la liberté d’expression pour que chacun soit acteur de l’évolution de l’entreprise.

En d’autres terme, on demande au management de :

  • mettre les salariés en confiance,
  • promouvoir le principe de subsidiarité,
  • accepter de faire confiance.

Ce modèle débouche potentiellement sur le modèle de l’entreprise libérée.

Il revient alors au cadre expérimenté de démontrer son adaptabilité au modèle.

Comment (pré)détecter une entreprise axée « génération Z » ?

La localisation et les locaux ainsi que le mobilier sont en général un bon indicateur. Sans aller jusqu’à la caricature type baby-foot, l’attention portée aux locaux constituent un excellent baromètre, tous comme le dress-code que s’imposent les salariés.

Plus directement, la communication RH est un excellent indice : par exemple, une entreprise qui communique sur des sites comme welcometothejungle.co sera à ranger dans cette catégorie.

Quel est votre eNPS ?

Heureusement, le manager dispose que quelques questions magiques pour montrer sa compatibilité avec ce type d’entreprise.

Face à un RH, demander le eNPS (Employee Net Promoter Score) est la première démonstration de l’intérêt du manager pour la génération Z. En effet, la capacité d’un employeur à être recommandé par ses salariés est un indicateur dont ces entreprises raffolent.

Si on vous annonce un chiffre négatif, pas d’affolement : c’est normal ! De nombreuses entreprises ont un eNPS négatif. Elles n’ont peut-être tout simplement pas le besoin de recruter des « jeunes candidats exceptionnels ».

Un chiffre est élevé (>20) est généralement le signe que l’entreprise apporte une grande valeur à ses jeunes salariés et qu’il vous appartient alors de prouver votre comptabilité.

Autre indice, l’utilisation de Supermood ou OfficeVibe, outils ayant pour ambition de « rendre les salariés heureux et motivés » est là aussi un bon indicateur. Plus généralement, vous pouvez demander quels outils l’entreprise à mis en place pour mesurer l’engagement des salariés.

Vous êtes compatible ? Alors, comment se faire repérer par ces entreprises ?

C’est là, malheureusement, qu’on atteint les limites du système. Les recrutements de ces « personnes exceptionnelles » et de leur managers dans ces « entreprises exceptionnelles » restent extrêmement classiques !

On pourrait s’attendre à des méthodes novatrices… mais non. Rien de tout cela.

Nous avons interrogé plusieurs dizaines d’entreprises… On trouve des petites annonces, des recherches dans les profils LinkedIn, des chasseurs de têtes, et c’est à peu près tout…

Alors bien sûr, comme d’habitude, on évitera à tout prix d’envoyer une candidature avec une photo ne respectant pas le dress-code de l’entreprise (dans le doute, il vaut toujours mieux éviter la photo trop BCBG !), on soignera son profil LinkedIn et on montrera sa maîtrise de la technologie mais, au-delà de ces règles de bon sens, l’approche pour se faire repérer reste exactement la même.

FP / CVfirst

 

Le CV de Marissa Mayer, CEO de Yahoo!, comporte 19 défauts majeurs. Saurez-vous les trouver ?

Dans un CV, trop de forme trahit généralement un manque de fond.

Lorsque nous avons trouvé ce joli CV attribué à Marissa Mayer, CEO de Yahoo!, nous nous sommes immédiatement demandé si ce CV permettrait à un candidat lambda d’obtenir des entretiens. Nous n’avons pas tenu compte de la renommée du candidat, car il est bien entendu évident que Marissa Mayer, personnage public, peut facilement obtenir un rendez-vous avec n’importe quel dirigeant.

Alors, nous avons soumis ce CV à nos analyseurs, puis nous l’avons parcouru en quelques secondes comme le ferait un recruteur.

Et le résultat est édifiant.

Pas moins de 19 points rédhibitoires ont été identifiés, dont la plupart provoquent un rejet direct du CV lors de l’analyse.

 

CV de Marissa Mayer

CV de Marissa Mayer avec 19 défauts majeurs et éliminatoires

A vous de les découvrir !

Voici quelques indices :

  • Notre analyseur a détecté une phrase de Lady Gaga dans ce CV
  • L’objectif est flou, et par la mise en avant de compétences anciennes est en régression par rapport aux dernières fonctions.
  • Il vaut souvent mieux savoir reconnaître ses échecs – et en expliquer les raisons – plutôt que de nier l’évidence.
  • Il faut à tout prix éviter de s’attribuer les réussites des autres, surtout quand les dates de ces réussites ne correspondent pas…
  • La présentation des dates doit rester cohérente, en particulier quand un parcours professionnel présente certaines périodes sous-représentées !
  • Les ruptures de séquences de dates perturbent les analyseurs automatiques.
  • Un CV n’est pas l’endroit idéal pour faire du prosélytisme…
  • Les détails personnels et familiaux ont peu d’intérêt professionnel.
  • Des résultats bruts, extraits de tout contexte, ne veulent rien dire et sont souvent contre-productifs.

 

Vous trouverez d’autres indices sur LinkedIn.

Vous avez trouvé les 19 défauts ? A présent, ouvrez le CV en cliquant ici, puis promenez votre souris à l’intérieur : un cadre s’affiche ? Cliquez pour analyser l’erreur et découvrir nos conseils d’amélioration.

Morgan & Philippe, CVfirst

 

PS. N’hésitez pas à à indiquer en commentaire d’autres éventuels défauts que notre analyseur n’aurait pas détecté !

 

 

J’ai un rendez-vous informel avec un recruteur. Comment le gérer ?

business-582912_1920J’ai appris qu’une relation professionnelle a démissionné. Je connais bien un dirigeant de la société et je peux obtenir un rendez-vous informel assez facilement. Comment aborder cet entretien ?

Si vous pouvez obtenir un rendez-vous avec un dirigeant, c’est parfait : par contre, n’arrivez surtout pas avec votre CV.

 

L’objectif, dans ce cas, est tout d’abord d’échanger (j’ai appris que X quitte la société, je me demandais si son poste allait être remplacé à l’identique ?) puis d’arriver avec des solutions (souhaitez-vous conserver le même périmètre de poste ou pensez-vous que ce départ soit l’opportunité d’installer une nouvelle organisation ?).Ensuite, si on vous le demande, vous pouvez envoyer votre CV, accompagné d’un mail présentant de manière précise « ce que vous avez compris du poste » et, surtout, comment vous pourriez le faire évoluer.

 

Si vous arriviez directement avec votre CV, sans connaître précisément le besoin, cela donnerait l’impression que vous cherchez à tout prix à coller à un poste existant sans chercher à comprendre tout d’abord quels sont les besoins et comment vous pouvez vous inscrire dans ce projet. Exactement comme un commercial qui ne prendrait pas le temps d’écouter le besoin de son client et qui voudrait à tout prix lui « fourguer sa camelote ».

Manager, dirigeant : Quel CV en temps de crise ?

CV et internalisation des taches en temps de criseQuoi qu’en disent certains politiciens, la crise est bien là, longue et durable.

Mais, pourtant, certains candidats savent parfaitement tirer leur épingle du jeu, même en temps de crise chronique. Et ce, tout simplement car leur CV met en avant les bonnes qualités, les bonnes réussites, les bonnes actions et les bons moyens.

Car rédiger un CV en temps de vaches maigres est différent de rédiger un CV en temps de vaches grasses.

Prenons un exemple.

Vous êtes manager et vous souhaitez lancer un nouveau projet, par exemple pour automatiser un processus.

En période d’abondance, vous allez créer un comité projet, et, comme votre équipe est surchargée, trouver un consultant pour l’animer, réaliser une étude des solutions existantes, puis mandater une société de service pour adapter la solution à votre besoin. Eventuellement, vous pourrez même faire certifier le projet par un auditeur puis faire héberger la solution développée, tandis qu’une société spécialisée va gérer la conduite du changement.

En temps de crise, à défaut de consultant (trop cher !), vous devrez certainement trouver une personne dans votre équipe qui disposera d’un peu de temps pour animer le comité projet restreint et faire un rapide tour des solutions open-sources (gratuites) existantes, et, pour faire des économies, vous adapterez votre organisation à la solution trouvée, quitte à simplifier vos besoins, et les quelques développements restants pourront même faire l’objet d’un sujet de stage… Pour l’hébergement, un serveur informatique existant fera bien l’affaire. Puis, vous trouverez quelqu’un pour former rapidement les utilisateurs, en guise de conduite du changement.

Bien sûr, le résultat ne sera pas tout à fait le même : dans le 1er cas, le projet sera surement (?) livré dans les temps, et opérationnel dès le 1er jour, tandis que dans le 2ème cas, vous aurez peut-être répondu seulement à 80 % du besoin, pris des risques, fait des concessions sur l’ergonomie, et les utilisateurs, obligés de s’autoformer, grinceront quelque peu des dents. Sans compter que vous vous serez peut-être mis personnellement à risque, en l’absence de consultant pour jouer les fusibles.

Et pour votre CV ? C’est pareil : en temps de crise, de nombreux recruteurs auront tendance à privilégier les managers ayant la capacité de faire (cas 2) plutôt que de faire faire (cas 1).

Pour valoriser son parcours en temps de crise, on évitera en particulier de mettre en avant dans son CV des projets valorisant des solutions luxueuses déployées par des armées de consultants issus de sociétés prestigieuses donnant une impression d’opulence.

Car le recruteur, lui, donnera plus facilement sa préférence aux candidats capables de faire avec peu : par exemple, un candidat qui sait mettre les mains dans le cambouis, qui est orienté solutions maison, qui a une approche centrée sur le retour sur investissement et qui valorise la réutilisation de solutions existantes sera celui qu’on s’arrache.

Ce sont ces solutions que votre CV gagnera à défendre. Et ce sont aussi ces solutions qu’il conviendra de valoriser en entretien. Et c’est aussi pour ces mêmes raisons que des Entrepreneurs, même s’ils ont échoué, ont parfaitement leur carte à jouer en temps de crise car ils sont réputés pour leur côté économe.

Exactement l’inverse d’un candidat qui afficherait fièrement dans son CV avoir dépensé $1.1Md pour créer un blog